Aux arches du secret l’épitaphe encerclée de langues vives, de soupirs sertis et de malédictions fichées en charmes ou en défi.

Celui jeté à l’œil incandescent des sirènes égorgées et des marins éperdus de silence…

Celui arraché aux paumes du saphir ou dépecé sur carcasse d’entrailles

Toi, qui tiens la corde des dérives en ta main innervée, toi qui caresses le dôme ébréché des espoirs assaillis, as-tu encore dans ton escarcelle le piège enchaîné des béances fatidiques ?

Ce puits où jadis tu creusas ton ombre pour l’offrir aux chenilles, ce champ d’épices qui flouait l’abîme et portait aux nues les braises d’une peau à demi révélée

Quand pourras-tu annoncer aux aurores que la nuit a refusé de s’éclipser, qu’elle chante ses propres louanges comme un soldat sa victoire inutile ?

Quatre roches pleurent la disparition d’un ami des chemins, emporté par l’onde électrique de l’oubli

Et ce ventre blanc des épines qui décime le serment murmuré à l’oreille du serpent, qui assaille le cou de la fée pour y planter les dents de l’infini

Jamais tu ne reviendras te river à nos lèvres pour avouer les fautes de l’océan quand il outrage l’écume

Jamais tu n’oseras empiler les rêves dans le stère des innocences
C’est une veine versatile qui contourne l’oraison pour mieux prier dans le couloir des pendaisons

Qui faut-il remercier et au nom de quelle épopée ?

Une grâce violée sous le joug des apatrides

Écoute ce mendiant des souches qui gémit dans le vent des exils.