D’armes il eut fallu que l’œil ne s’ouvre pas aux profondeurs du chant à l’astre débridé des élancements
  et à cette falaise de craie qui surplombe les nuages
   Comme mains jetées aux gouffre des  batailles assassines
  Comme chevaliers des songes éperdus dans l’obscurité des errances brumeuses
  Centuries aux spectres venus d’outre-liens
   de fissures en abandons de transparence en fumées ocres

  L’appât nu comme le son qui évince l’écho
d’une violence inavouée

Tu danses derrière l’écran des apparats
  soubresaut magique en éclat de chair
 et dans cette ouverture de l’aile le ciel souligne les traits de l’oiseau envoûté sous les tulles meurtris

  Éffarements du cil
   filin escorté de soupirs et de jongleries en cri
      mâchoires aspirées par la lame
L      ligne féroce sur le ventre des absorptions
      Solitude

Le pas fragile sur le sol gelé
  Cette fibre trop parsemée de doutes
  brisure de l’angle sur les vitres du départ

  Tu disais nomade, tu disais exil,
  Tu chantais aux enfants les égarements du vide
  la perte infime de l’horizon quand il plie ses saveurs
  Caravane

  Ce chien timide qui lèche la plaie du sol
  qui tire aux langues les pustules de l’amour

  C’est efflanqués que les fantômes
tracent en mémoire le sillon des griffures
  Caravane

  Le cercle enchevêtré des palais
  sculpte le sentier des processions

  Dans une cour assoiffée se meurt un poète
   qui voit ton corps sur le papyrus des amnésies