Cafre des insoumissions
  ébéniste étranger aux sons des suppliques
      marbriers creusant la pierre qui bruine en poussière d’éclipses

ce jeûne des scarifications dans une peau si douce que de blessure en blessure se trame l’immensité du gouffre

 ces corps jetés aux profondeurs absolues mains tendues de soif sur      une plaine dévastée flexion du genou et danse aurifère du souple    sur la lèvre du lièvre qui saute et fuit
                                qui dans sa trame dessine les ocelles de la mort, celle voulue pensée
       un enfant Traoré sur la dalle des auspices
  étrange avenir des songes apeurés de qui viendrait le drame
 
   écoute la Kora du souffle, l’ensablement léger des affres sur le violet des nuits. Es-tu lunaire ou solaire, es-tu simplement dans la possibilité du repos ? J

J’ai vu ces fragments éclatés dans l’œil des émigrés
  peuples inouïs aux visages de l’extrême, caravane des abandons dans des déserts meurtriers : que dire de ces encolures figées de miel quand le sucre soudain oublie le parcours des effusions ?

Donne-moi ta paume que j’y serre le mystère des affrontements, celui perclus en myriades insolentes, ce corps jailli de l’obscur qui érige ses flamboiements, ce corps meurtri de l’hymne insurgé.

Ton rêve aspiré dans des troubles amicaux.
Prends mon cri, prends mes serres, prends s’il te plait les délices de ma colère. J’entends comme dans le vrombissement les bombardiers du vice quand il détourne la fragilité des verres, quand il détruit la silice de mes hémorragies.

Et dis-moi enfin si tu crois dans le creux de tes pierres pouvoir graver le visage de ceux qui ont été maudits.